En 1823, la
Commune faisait l'acquisition d'une pompe d'incendie, à cette
époque la moyenne des sinistres était de 6 à
10 par an.
C'est en 1823
qu'une première et en 1869 qu'une deuxième
pétition des habitants fut adressée au Conseil Municipal
pour l'achat d'une nouvelle pompe, mais sans aucun résultat,
et c'est alors qu'un comité se constitua, ouvrit une souscription
publique qui recueillit les fonds suffisants pour l'achat tellement
désiré d'une pompe aspirante et refoulant. Elle fut
commandée et le nom de " l'Indépendante "
lui fut donné par le comité de souscription pour bien
démontrer que cette pompe n'avait rien de municipal, mais était
bien la propriété de quelques citoyens indépendants
d'alors, formé en comité de circonstance. Cette pompe
se fit très remarqué lors de l'incendie de l'hôtel
" La Balance ", le 31 janvier 1870. Hélas,
ce comité biens constitué finit lui-même par se
décomposer et disparaître, il paraît que tous les
membres voulaient commander (c'était l'indiscipline et la confusion
qui régnait lors des incendies, alors que les communes voisines
avaient déjà organisé des sections ou escouades
de pompiers et se faisait remarquer par l'esprit d'ordre et même
par des précisions dans leur manoeuvre).
Ce n'est qu'en 1884
qu'un groupe de jeunes gens, animés de bonne volonté,
décidait de former une section de pompiers. Mais il paraît
que le Conseil Municipal d'alors ne fit rien pour les aider ; il paraît
même qu'il fit le contraire, non que les membres de ce conseil
ne reconnussent pas l'utilité et la nécessité
d'une section de pompiers, mais il existait à cette époque
des divisions intestines entre Divonnnais et les ambitions personnelles,
les animosités particulières trop profondes ne pouvaient
se calmer devant l'intérêt général.
Mais ce groupe tint tête
à l'orage, renouvelait leur proposition et le 12 avril 1884,
à la salle de la mairie, le Conseil Municipal recevait les
19 membres délégués des souscripteurs de "
l'Indépendante ".
Dans cette assemblée,
il fut décidé que l'ancien comité de " l'Indépendante
" céderait la pompe à la commune, sous les conditions
que celle-ci organise immédiatement à ses frais une
Compagnie de sapeurs-pompiers, avec escouade dans chaque hameau et
pourvoirait aux frais d'habillement et d'équipement de chaque
pompier. Un appel fut lancé de suite pour la formation de cette
Compagnie et le 31 décembre 1885, 41 membres
répondaient à cet appel et signaient les règlements
de la Compagnie le 10 janvier 1886.
Le 07 mars 1886,
tous les pompiers recevaient leurs effets d'habillement.
Le 22 mars 1900,
il est formé une musique dans la Compagnie sous la dénomination
: " Fanfare de la Compagnie des Sapeurs-pompiers".
Le 17 novembre 1901,
les membres de la Compagnie ont été réunis à
l'effet de procéder à l'exécution d'un cliché
photographique.
Le 21 septembre 1903,
il est procédé à la remise du drapeau de la Compagnie.
Le Capitaine PANISSOD prononce l'allocution suivante :
" Messieurs, s'il est un
jour heureux et mémorable qui comptera dans les anales de la
Compagnie, ce jour sera bien la date de ce jour, 21 septembre 1903,
jour de la réception de notre drapeau. Je dis heureux, en effet,
car devant cet étendard, nous devons oublier toutes nos dissensions,
toutes nos haines, toutes nos luttes intérieures pour ne songer
qu'à une seule chose qui nous est chère à tous,
messieurs, à la France. À l'ombre de ses plis, l'union
et la concorde doivent régner entre tous les membres de la
Compagnie, et à sa vue, nous devons avoir toujours présente
à l'esprit notre devise :
Honneur et dévouement
Ce drapeau, messieurs, aura peut-être des détracteurs,
mais ce jour-là, vous ferez votre devoir, je compte sur votre
patriotisme pour le défendre, car il doit rester au-dessus
de toutes atteintes.
Je vous le remets donc aujourd'hui, persuadé qu'il est entre
bonnes mains.
Personnellement et au nom de tous les sapeurs-pompiers, je salue l'emblème
de la Patrie.
Vive la France, vive la République. "
Pour assurer un recrutement
suffisant, il fallut offrir quelques compensations à ceux qui
acceptaient de se dévouer pour les autres. En 1902,
les pompiers furent dispensés des " journées de
prestation ", normalement dues par les habitants pour l'entretien
des chemins vicinaux.
En 1907, on
décida que des chevaux du bourg seraient réquisitionnés
en cas d'incendie pour tirer " l'Indépendante " qui
était garée dans une remise construite en 1823
à coté de la fruitière, au milieu du village.
Pour entreposer la deuxième pompe on utilisa l'ancienne fruitière
au pied de la montagne, avant de lui trouver un local au centre du
hameau de Villard.
C'est en 1908
que le Conseil d'Administration des " Bains de Divonne "
fit don à la Compagnie d'une pompe qui à cette époque
réunissait toutes les perfections désirable : légère,
manoeuvre rapide et pratique, forte en projet d'eau.
Le 19 janvier 1910,
les clairons sonnaient la générale, dans le but de réunir
la Compagnie, à l'effet d'apporter des secours aux habitants
à la suite de l'inondation des quartiers de Fontaine et de
Palud, inondation produite par une pluie torrentielle ainsi que par
la fonte des neiges.
Le
23 décembre 1923, les membres de la Compagnie,
réunis au cercle de Villard, célébrèrent
le centenaire de l'ancienne pompe de la commune datant de 1823,
par une succulente fondue arrosée d'un bon champagne.
Dans la nuit du 15 au 16 avril
1938, la population était réveillée
au cri de : le feu aux bains. Aussitôt les trompettes donnent
l'alarme et les pompiers auxquels s'était joint la population
arrivent sur les lieux avec la motopompe et les chariots de courses.
Le feu qui couvait depuis longtemps s'est déclaré brusquement
dans une armoire du cinquième étage qui communiquait
avec une cheminée. Il avait fait beaucoup de ravages. La pompe
est en batterie et marche bien. Devant l'ampleur du sinistre et un
fort vent, le Capitaine fait demander successivement les pompiers
de Gex, Nyon et Genève (ces derniers ayant un matériel
ultramoderne). Après 5 à 6 heures d'effort, le feu était
maîtrisé au deuxième étage, la partie supérieure
étant complètement détruite. Les renforts extérieurs
sont venus des communes de Chavannes, Bogis, Crassier, Vésenex,
Grilly, Gex, Nyon et Genève commandait par le Major KELLER
qui a déclaré : " Pour le feu, il n'existe pas
de frontière ".
Le 28 Février 1946,
une section des pompiers de Genève vient faire livraison d'une
échelle " Magirus " offerte à titre gracieux
par la ville de Genèveà la commune de Divonne.
Le 03 décembre 1959,
sous l'initiative d' " Europe n°1 " , avec l'appui du
Ministère de l'Intérieur, une collecte à été
faite de 20 h 30 à minuit pour venir en aide aux sinistrés
de la catastrophe du barrage de Fréjus. Une quinzaine de sapeur
y ont pris part collectant 170 000 francs.
Construction du nouveau Centre
de Secours en 1976.
1986 : Organisation
du Cross National.
Le 01 Juillet 1989,
création d'un corps intercommunal dénommé "
District de la Versoix ", regroupant les communes de Divonne,
Grilly, Sauverny, Versonnex et Vesancy, ce District comprenait 80
SPV et 4 SPP, 15 véhicules d’incendie et de secours pour
environ 200 interventions annuelles.
1998 En raison
de la mise en application de la loi de mai 1996 relative
à l’organisation des services d’Incendie et de
secours, le District de la Versoix est dissout.
Evolutions de la départementalisation
:
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La place du centre de Secours de Divonne dans l’organisation
Territorial
En 2002 le Centre de Secours a Effectué 750
sortie de secours, sont personnel était de 46 Sapeur Pompier,
sont parc à matériel était composé de
10 véhicules notamment 1 Véhicule de Secours au Asphyxier
et Blesser, 1 Fourgon Pompe Tonne, 1 Camion Citerne Feux de forêt
4000, 1 Camion Dévidoir, 1 Véhicule Anti Pollution,
1 Véhicule de Secours Routier, 1 Véhicule Tout Usage
……
Depuis cette date, le
département a été découpé en trois
groupements qui ont été eux partagé en trois
compagnies. Consulter le Plan.